Une série d'Augustin Moritz Kuentz

Et si je votais ?

M'imaginer voter pour chacun des grands partis français.
Pas pour les défendre. Pas pour les attaquer. Pour comprendre.

Augustin Moritz Kuentz Strasbourg, 2026

Je m'appelle Augustin. Je vis à Strasbourg. Je vote, comme tout le monde, avec mon histoire, mes convictions, mes angles morts.

Et depuis quelque temps, je me pose une question qui m'embarrasse un peu : est-ce que je comprends vraiment pourquoi les autres votent comme ils votent ? Pas en théorie. Vraiment.

Pas le vote de l'ami proche qui pense comme moi. Le vote du voisin qui met un bulletin RN. Celui du collègue qui vote Renaissance avec conviction. Celui du militant LR qui pense sincèrement défendre quelque chose. Celui de l'abstentionniste qui a renoncé.

J'ai décidé de faire un exercice que je n'avais jamais vraiment tenté : m'imaginer voter pour chacun des grands partis français. Pas pour les défendre. Pas pour les attaquer. Pour comprendre ce que ce vote dirait de vrai sur une France réelle, une aspiration réelle, une douleur réelle.

Pour chaque parti, la même méthode. Ce qui est sincèrement séduisant dans ce vote : ce qu'il porte, ce qu'il dit d'une France qui existe. Ce qui coince : les contradictions internes, les défaillances réelles, les promesses qui ne tiennent pas. Et le diagnostic final : pourquoi ce vote convainc ceux qu'il convainc, et pourquoi il n'arrive pas à convaincre au-delà.

Une précision qui compte. Cette série n'est pas un exercice de neutralité froide. Je ne prétends pas n'avoir aucune opinion. J'en ai. Elles transparaissent. Mais je m'engage à une chose : appliquer le même niveau d'exigence analytique à chaque famille politique. Le même scalpel sur les programmes. La même honnêteté sur les séductions. La même rigueur sur les défaillances.

Si un texte sur le RN est moins sévère que vous ne l'attendiez, c'est parce que la sévérité sans compréhension ne sert à rien. Si un texte sur LFI est plus critique que vous ne l'espériez, c'est parce que la complaisance envers les siens est la première forme de malhonnêteté intellectuelle.

Cette série est aussi, au fond, un prolongement du projet Démocratie 3.0. Parce que comprendre pourquoi les Français votent comme ils votent, c'est comprendre ce que nos institutions produisent comme choix, comme frustrations, comme impasses. Les partis ne sont pas les causes de notre crise démocratique. Ils en sont les symptômes. Les lire rigoureusement, c'est commencer à comprendre ce qu'il faudrait changer.

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